Littérature et référencement (suite)

La lecture des grands ouvrages littéraires peut aider le référenceur dans le cadre de son métier.
Vous ne me croyez pas ?
Prenons l'exemple de Kant !
La question fondamentale que doit se poser le référenceur est : qu’est-ce qui plaît à Google ? Sous une forme plus développée : quels sont les facteurs qui entrent dans son algorithme et qui déterminent le classement des sites ?
On sait que Google a indiqué que 200 facteurs entrent dans son algorithme. Or il tient secrète la formule exacte de son algorithme, ce qui fait que cette question reste toujours non résolue. Certes, beaucoup de ces facteurs sont connus (quantité et qualité de liens, etc.) mais beaucoup restent inconnus, et le référenceur digne de ce nom doit sans cesse chercher à les identifier.
Comment trouver ces facteurs, autrement dit ces « tables de lois » que Google édicte, et qui prennent toutes la forme suivante : « un site est de qualité si… » ou « tu dois faire ceci pour apparaître en première page » ?
C’est ici que la Critique de la Raison Pratique de Kant peut aider le référenceur qui a de saines lectures. Que nous dit Kant en effet ?
En morale, on a le même problème qu’en référencement. A savoir qu’on se demande « qu’est-ce qui est moral ? » ou « que faut-il faire ? ». Voici un exemple classique : faut-il sacrifier la vie d’un homme pour sauver l’humanité toute entière ? Par exemple peut-on torturer un éventuel terroriste (qui peut être un innocent) pour essayer de savoir où il a caché sa bombe afin de sauver des gens ?
A cette question, les utilitaristes répondent par l’affirmative, d’autres courants par la négative. Or Kant propose une solution pour savoir ce qui est moral.
Il suffit de se poser la question suivante : le principe de notre action peut-il être universalisé ?
C’est-à-dire de se demander s’il serait possible que tout le monde agisse de cette manière : que se passerait-il si tout le monde faisait ça ?
Kant prend l’exemple d’un dépôt d’argent : un homme confie à un autre homme une somme d’argent et meurt. Celui-ci peut-il garder l’argent pour lui ou doit-il le rendre aux héritiers légitimes ?
Kant dit qu’il est moralement nécessaire de rendre l’argent, même si le dépositaire est très pauvre, tandis que les héritiers sont déjà millionnaires. Parce que s’il gardait l’argent, le principe de son action ne serait pas universalisable. En effet, si tout le monde agissait ainsi, plus personne ne ferait de dépôt, parce que plus personne n’aurait confiance.
Revenons au référencement. On cherche à savoir quelles sont les lois édictées par Google. Que nous demande-t-il ? On en est réduit aux conjectures, mais on peut améliorer notre efficacité en nous demandant : le principe de telle ou telle intervention SEO sur le site peut-il être universalisé ?.
Par exemple : les mots-clés des meta balises d’un site doivent-ils reprendre des mots qui se trouvent sur les pages du site ? Armé de notre théorie kantienne, on répondra par l’affirmative. Supposons en effet que tout le monde remplisse ses meta balises avec des mots-clés qui n’ont rien à voir avec le contenu des pages. Alors cela annulerait la pertinence des résultats du célèbre moteur de recherche, qui renverrait vers des pages sans rapport avec ces requêtes (et empêchant la visibilité des sites qui ont un réel rapport avec celles-ci).
D’ailleurs tout le monde l’a fait à une certaine époque, en remplissant les meta balises keywords avec des mots-clés sans rapport avec le site mais générateurs de fort trafic (sexe, pamela anderson, etc.) et Google a pris une mesure radicale : l’arrêt de la prise en compte de cette meta balise.
Cette méthode nous a permis de conclure que les mots-clés d’un site doivent se retrouver à la fois sur les pages du site et dans les meta balises keywords, description, et title.
A l’inverse, la question : doit-on écrire de nouveaux textes sur notre site pour un bon référencement ? reçoit une réponse positive, parce que si tout le monde le faisait, le Web gagnerait en contenu et donc en qualité. La maxime de cette action est universalisable à la différence de la 1ère, elle est donc « Googlement correcte ».
Vous le voyez, on peut trouver un moyen de savoir si telle ou telle action sur un site est bonne pour le référencement. Il suffit de se demander : et si tout le monde le faisait ? Si une telle universalisation débouche sur une impossibilité, que ce soit une contradiction logique ou une impossibilité de fait, alors cette action n’est pas bonne.
Découvrez à la page suivante une lecture seo de Montaigne par votre webmaster du Rhone favori!
Cet article vous a plu ? Découvrez-en d'autres !
